Comme nous l'avons déjà signalé, la Reforme de Clysthène - en 508 avant l'ère chrétienne -,va laisser émerger spontanément trois concepts qui sont en eux mêmes, les moments essentiels du processus politique: isothymia, isonomia et isocratia. Le terme isothymia fut traduit par Francis Fukuyama -suivant l'émergence de ce concept chez Alexandre Kojèv -, par égalité en dignité. Peter Sloterdjk va suivre la même traduction. Nous l'avons fait aussi pour notre part. Il convient de comprendre qu'Aristote n'emploi pas ce terme. En échange, il nous dit, dans sa Métaphysique B, 4,que le singulier est ce qui est un numériquement parlant, tandis que l'universel est ce qui se manifeste en première instance dans toute singularité. Ce qui veut dire que tout être humain est avant tout un être humain. L'isothymia est, dès lors, la condition première du processus politique. Nous disons depuis l'Habes Corpus Act du 27 mai 1679, que la sécurité juridique est la condition nécessaire de l'apparition de l'Etat de droit. Donc, du processus politique en tant que tel. L'isothymia est ainsi avant tout, la dimension humaniste qui donne naissance au processus politique.