C'est l'histoire qui nous permet de comprendre le processus de la crise. Pour nous, aussi bien la crise de l'étalon-dollar que la crise de la monnaie unique.

Par contre, c'est la philosophie qui nous indique le sens du devenir. Marx considérait que le sens de ce processus est la création d'une communauté universelle non-marchande. Aristote, pour sa part, pense que le devenir est le produit de la convention, de la pratique de la raison. Puis, il considère que l'éthique est à la base de la moralité qui s'objective dans les institutions. Donc, du développement du droit, de l'économie et de la politique. 

Nous percevons clairement la totalité de ce processus à travers la monnaie, car la monnaie est du droit objectivé. Marcel Mauss parlait de phénomène social total. Et dans cette structure, le particulier a besoin de l'universel, et l'universel est la valeur de change objectivé: l'étalon-or.

Comme nous avons essayé de l'expliquer, à maintes reprises, les monnaies nationales doivent servir pour les échanges internes et l'or papier pour les échanges au niveau international. Les monnaie nationales doivent ainsi être en parité stable et ajustable par rapport à l'or.

Seule une vision conceptuelle du monde peut permettre la création d'un ordre mondial raisonnable.