Pour saisir l'importance du rééchelonnement du principal de la dette grecque, il convient de savoir que la Grèce doit rembourser 23 milliards d'euros au 1er semestre 2012, et qu'elle doit payer aussi 4,5 milliards d'euros d'intérêt. (Les Échos, 11 mai 2011, p. 16). Ce qui veut dire que le remboursement à volonté du capital peut permettre à la Grèce de devenir solvable. Bien évidemment, cette politique de maturation volontaire doit être accompagné d'une stratégie de dépréciation de l'euro, grâce à l'émission monétaire. D'ailleurs, cette stratégie doit permettre aux pays déficitaires de la zone euro - et de la zone F-CFA aussi - de pouvoir réduire leur déficit. Car, dans les conditions actuelles de la sous-traitance allemande dans les pays de l'Est, cette pratique pourrait lui permettre d'être concurrentiel à plus de 1,80$, pour 1 euro. Ce qui serait catastrophique pour la France et encore plus pour l'Espagne, par exemple.