On le sait très bien, la Grèce ne peut pas payer sa dette. Il faudrait pour que cela soit possible que la Grèce se déclare en faillite et qu'elle sorte du système de la monnaie unique. Le retour à la monnaie nationale pourrait rendre son économie plus concurrentielle. La forte dépréciation que ce processus implique ne peut que conduire au rétablissement des comptes extérieurs, comme cela fut le cas de l'Argentine en 2002 et de l'Islande dernièrement. Mais, puisque les membres de la zone euro ne sont pas prêts à encaisser le choc qu'un tel phénomène implique, il faudrait arriver à la maturation volontaire de la dette des pays qui sont actuellement en difficulté. C'est-à-dire au fait que le payement du principal de la dette puisse être renvoyé au plus tard, dans dix, vingt ans, ou plus. Mais, cette mesure ne peut être efficace que s'il y a dépréciation de l'euro. Ce qu'implique que la BCE puisse émettre de la monnaie, pour faire face à la dévaluation compétitive du billet vert et des autres grandes monnaies.