On en parle de plus en plus. Car la Grèce a une dette considérable, de 340 milliards d'euros. Le 9 mai 2010, les pays de la Zone Euro, la BCE et le FMI ont décidé de prêter à la Grèce 110 milliards de dollars en trois tranches, pour éviter sa faillite. Mais, cet argent ne sert qu'à servir sa dette. De là, la nécessité d'une restructuration de cette dette qui peut être de l'ordre de 30 à 50%. Ce qui mettrait à mal beaucoup d'institutions financières de la zone euro. Pour cette raison la restructuration de la dette, suivant la logique du Plan Baker, du 8 octobre 1985, concernant la dette latino-américaine, serait intéressante à regarder. En effet, il s'agirait de rééchelonner le payement du principal. C'est-à-dire au lieu de rembourser à échéance, ce payement devrait être étalé dans le temps, selon les possibilités du pays. Entre temps, le pays en question devrait continuer à servir sa dette. Ceci dit, ce plan ne pourrait pas être cohérent que si la BCE émet de la monnaie pour éviter l'appréciation de l'euro. Plus précisément, dans ces conditions, la BCE devrait s'engager dans une politique volontariste de dépréciation de l'euro.