Pour la pensée dominante, la crise de la dette des pays périphériques est d'ordre budgétaire. Elle est, donc le résultat d'un manque de rigueur. Il s'agit, par conséquent, de dégager un excédent budgétaire pour payer la dette. A présent, on commence à comprendre que les plans d'austérité réduisent la fiscalité et rendent impossible les excédents budgétaires. La rupture de ce cercle vicieux passe par la restructuration de la dette et l'abandon de la monnaie unique dont seuls bénéficient les pays excédentaires. Selon l'observatoire français des conjonctures (OFCE) économiques, le revenu par tête a progressé en cinq ans de 8% en Allemagne, de 1% en France et a reculé de 5% en Espagne. (Les Echos, 15-16 avril 2011, p. 14).