Un collectif d'économistes - dont Patrick Artus et Christian de Boissieu, le Echos,,8-9 avril 2011 - considèrent que si la France sortait de l'euro cela donnerait: 1) Augmentation incontrôlée du prix des matières premières. 2) Hausse du taux d'intérêt, et 3) Explosion des importations. Il est difficile de comprendre comment la hausse des taux d'intérêts serait possible si c'est la Banque de France qui, dans ces conditions, détermine le taux directeur. Il en est de même en ce qui concerne l'explosion des importations. Car, le protectionnisme monétaire et commercial devrait s'imposer dans ces circonstances. Par contre, tout laisse penser que l'inflation devrait se produire dans ces conditions. Mais, il vaut mieux une inflation maîtrisée qu'une déflation subie. En tout cas, la surabondance relative de monnaie n'est pas un mal, comme le prouve la période keynésienne. Le mal, c'est la rareté de monnaie et encore plus sa disparition. Curieusement, ces économistes n'ont pas compris que dans les circonstances que nous connaissons au sein de la CE - avec la crise des PIGS et la différence de plus en plus importante entre pays excédentaires (cas de l'Allemagne notamment) et pays déficitaires -, la sortie de l'euro d'un pays comme la France, impliquerait la déconstruction de ce système et, donc, la quasi disparition de la dette publique. Cela dit, il convient de penser ce processus du retour aux monnaies nationales, au sein d'un mouvement englobant: la fin du règne du billet vert et le retour à l'étalon-or.