Comme on peut le constater depuis la crise de la dette grecque, en mai 2010, la solidité de la monnaie unique européenne dépend essentiellement de deux facteurs: 1) de l'évolution de la crise de la dette des pays périphériques, et 2) de l'évolution du système dollar. En effet, si la crise portugaise s'aggrave au point de déstabiliser l'Espagne, nous allons assister à une crise monétaire très importante, dans le système de l'euro. Car il ne faut pas oublier que l'économie espagnole est un peu plus d'une fois et demie plus importante que l'économie de la Grèce, de l'Irlande et de l'Espagne réunies. La restructuration de la dette de ces pays, ne peut que déstabiliser les économies phares de cette zone monétaire: l'Allemagne, la France et l'Italie. Rappelons que la dette des PIGS était, fin 2010, de l'ordre de 2.300 milliards d'euros. Une secousse de cet ordre ne peut que provoquer la chute de l'euro, et, par là même, la diminution en termes réels de la dette publique de ces pays. La crise des bons du Trésor américain, ne peut que produire le même effet, à une échelle supérieure. Mais, les pays du noyau central de la zone euro, ont la possibilité de rebondir en peu de temps, grâce aux réserves or qu'ils contrôlent.