Depuis le printemps 2009, les États Unis ont mis en marche des programmes destinés à augmenter leur base monétaire. C'est précisément ce qu'ils appellent le "quatitatif easing". Le premier programme (QE1) fut de 300 milliards de dollars. Le deuxième (QE2), fut mis en marche le 3 novembre 2010 et devrait augmenter leur stock monétaire de de 600 milliards de dollars, pour la fin juin 2011. Ceci veut dire que le stock monétaire américain devrait passer de 783 milliards de dollars début 2009, à 1.683 milliards fin juin 2011. C'est précisément cette augmentation du stock monétaire qui est en train de provoquer l'affaiblissement du billet vert. Car, par là, la Fed cherche à éviter la crise des bons du Trésor et à augmenter sa capacité concurrentielle sur le marché international. Mais, la Chine et le Japon suivent le même mouvement, en évitant la surévaluation de leur monnaie. Or, l'espace euro ne peut pas suivre cette politique, car la BCE n'a pas le droit d'émettre de la monnaie. Certes, l'Allemagne n'a pas besoin de la dévaluation de l'euro pour être compétitive, car elle pratique la sous-traitance avec son hinterland économique qui sont les pays de l'Est. Mais la France et les autres pays déficitaires de la Zone Euro, ont besoin d'un euro faible pour récupérer de la compétitivité.