Certains pensent que la monnaie est la mesure de toutes les choses. Ce qui est hautement problématique. En effet, la monnaie est l'instrument de mesure de toutes les marchandises, de tous les biens et services. Donc, de tout ce qui permet de satisfaire nos besoins et les besoins que nous avons les uns des autres. Aristote, nous fait remarquer que la monnaie vient du terme grec "nomisma", de "nomos", droit. Mais, le droit est lui-même dépendant de l'idée de la justice. Pour cette raison, les latins disaient: Jus à justitia appellatur: le droit doit faire appel à l'idée de la justice. C'est seulement ainsi que la justice corrective - la justice se rapportant aux contrats - est conforme à l'idée de l'égalité proportionnelle. Ni trop, ni trop peu. De là, l'idée de la juste mesure, de ce qui est équitable, du juste prix. Mais, la monnaie (nationale) ne peut pas jouer son rôle éthique que si elle est elle-même la manifestation de son universalité. L'or est la valeur d'échange objectivé. Les monnaies nationales doivent être la manifestation de cette universalité. Car, le particulier dépend de l'universel, de la même manière que la partie dépend du tout. Et c'est dans cette hiérarchie des valeurs que réside l'équité.