La théorie du Big Bang part de la thèse selon laquelle l'univers est apparu il y a 13,7 milliards d'années. Qu'il y a donc un temps zéro. Ce qui veut dire qu'avant ce temps zéro, il n'y a pas de temps. C'est la même chose pour ce qui est de l'espace et de l'Être lui même. C'est justement pour éviter ce jugement problématique qu'Anaximandre (-470 à -441) nous dit que l'Être est infini, sans limite: "apeiron". Épicure (-341 à -270) de son côté nous dit, à ce propos: que rien ne vient à l'être à partir du non-être. Lucrèce (-98 à -55) affirme la même thèse: Rien ne peut se créer à partir de rien. De plus, pour lui, la matière demeure constante. Rien ne peut s'ajouter et rien ne peut se perdre. Cela dit, l'évolution, le passage - décrit par l'astrophysique moderne - des particules élémentaires aux atomes de plus en plus lourdes, n'est pas un processus de l'ordre de l'imaginaire. il est le résultat qui va de l'éjection surpuissante des particules élémentaires à partir des pôles des galaxies, dans la phase finale de leur contraction. Ce qui mène par la suite à la formation des étoiles et à la production d'atomes de plus en plus lourdes. Donc, ce processus est le résultat de la vie des galaxies. Car, comme les Mayas nous l'expliquent, les galaxies meurent et renaissent et ainsi de suite, dans l'infinité du temps. En tout cas, notre univers n'est pas sortie du pur néant.