Depuis que la monnaie est apparue (en -560) l'or a toujours été accompagné par l'argent métal. A l'époque romaine le rapport était de 11 d'argent métal pour 1 d'or. Au début de la Renaissance, le rapport était le même. La Conquête américaine, le pillage et la surexploitation de ces contrés, ont modifié ce rapport. Ceci, au point tel qu'à la fin du XVIII ème, ce rapport était de 17 pour 1. Avec la suprématie de l'économie anglaise, l'or va s'imposer comme l'étalon monétaire comme tel. C'est ainsi qu'à partir de l'Act de Peel, de 1848, le Gold Standard s'imposa comme une réalité. Avec la Première Guerre Mondiale, la politique de thésaurisation d'une partie des réserves or des États-Unis, va provoquer la grande déflation des années trentes. Le USDollar va alors s'imposer en 1944, garanti par les réserves or des États-Unis: le 3/4 des réserves or du monde: 21.700 tonnes. Les Accords de Washington (du 18-12-1971) imposent l'étalon-dollar, et les Accords de Jamaïque (du 8 janvier 1976) démonétisent le métal jaune. C'est le règne du USDollar, du privilège exorbitant. Nous assistons actuellement à la fin du règne du billet vert et au retour de l'or comme étalon. Mais, le retour de l'étalon-or impliquera nécessairement la rémonétisation de l'argent métal. Car, le but du nouvel ordre monétaire ne peut pas être la sauvegarde d'une position dominante - comme au XIXème -, mais la création d'un système monétaire où la mesure commune (la monnaie) ne soit pas rare ni chère. Le bimétallisme est, dès lors, la réponse la plus conforme à cette exigence. Bien évidement, l'or sera le primus inter pares et, à côté des métaux précieux devront circuler d'autres métaux, comme le cuivre, le platine, ainsi que des alliages. Puis, chaque pays aura son propre papier monnaie, ses chèques et ces cartes de crédit. Dans ce contexte, le libre échange devra trouver sa correspondance avec l'échange équitable, car le nouvel ordre international devra imposer l'exigence de la concurrence loyale.