En 2001 la dette extérieure du Brésil était de 250 milliards de dollars. La dépréciation du billet vert a permis à ce pays non seulement de rembourser l'essentiel de sa dette, mais aussi d'encaisser d'importantes réserves. Cela fait qu'actuellement les réserves brésiliennes - de l'ordre de 120 milliards de dollars - sont équivalentes au résidu sa dette extérieure. On peut, dès lors, dire que pour ce pays la dette appartient au passé. Et ceci est vrai pour presque tous les pays de l'Amérique Latine. Il convient simplement de signaler, à ce propos, que la croissance interne, la valeur des exportations et l'importance des réserves, seraient actuellement plus importantes, en Amérique Latine, si ces pays n'avaient pas suivis la politique du FMI: excédents budgétaires - 4,50% du PIB pour le Brésil - et taux d'intérêt très élevés: au Brésil le taux directeur est, après 4 ans de baisse, de 12,75%. Mais, indépendamment de ces absurdes, nous assistons au retour de la solvabilité de ces nations, grâce à l'effondrement du billet vert.