Tout laisse penser que la consommation américaine connaît un net ralentissement - la plus forte chutte depuis 18 ans, selon la presse - et le surendettement des ménages sont la cause même de cette contraction. Or, la consommation représente le 70% du PIB de cette société. Ce qui est hors mesure - contraire aux lois de la gravitation économique - et ne peut s'expliquer que par le privilège monétaire des Etats-Unis. Pour résister à la contraction du crédit qui tend à se développer dans ce pays, il ne reste à Bernanke, le patron de la Fed, que la baisse du taux directeur. Donc, la baisse de la garde pour le dollar. La hausse du taux de la BCE, ne pourra qu'accélérer la baisse du billet vert et la sur appréciation de l'euro. Rappelons que le taux de la Fed est actuellement à 5,25% et que celui de la BCE est à 3,75%. Le mouvement de convergence de ces taux devra commencer le moins prochain.