On s'est souvent posée la question de savoir pourquoi la politique du FMI a provoqué et continue à produire autant de dégâts dans les pays du Tiers-monde. On oublie toutefois de rappeler que le FMI et les autres institutions multilatérales - comme la Banque Mondiale et les Banques régionales - sont des organes des Accords de Bretton Woods. Donc, leur but est d'assurer la suprématie du billet vert. C'est, par conséquent, juste et raisonnable que le Vénézuela ait quitté ces institutions. Mais, il ne s'agit pas simplement de quitter le FMI, il faut aussi tirer un trait sur les Politiques d'Ajustements Structurels (PAS) qu'il préconise et impose. Car suivre ces politiques - hausse des taux d'intérêts et excédets budgétaires -, comme le font les pays latinoaméricains, est la manifestation d'une dépendance fondamentale à l'égard de ces institutions qu'il faut non seulement fuire, mais condamner.